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Le syndrome du Titanic, un film de Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre
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A propos du film

Portrait de jeune femme - extrait du film.


Résumé
Nourri par vingt années de voyages et de découvertes passionnées, Nicolas Hulot nous fait le récit de sa relation avec la planète.
De l'infiniment petit à l'infiniment grand, Le Syndrome du Titanic remet en perspective la Terre et les Hommes à l'échelle de notre galaxie. Dressant un portrait de la civilisation devenue majoritairement urbaine face aux grands cycles naturels de la Terre, il permet à chacun d'être le témoin de la sur-consommation des pays développés en parallèle d’un appauvrissement des pays du Sud, menaçant au global les ressources de la Terre.

Entretien croisé - « Le film est graphique, mais pas esthétisant »
Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, co-réalisateurs du Syndrome du Titanic, s’entretiennent
sur le film.

Comment vous êtes-vous répartis les rôles ?

Jean-Albert Lièvre Nicolas a apporté la dimension politique et moi la vision cinématographique. C’est notre premier long-métrage à tous les deux, nous nous connaissons bien et travaillons ensemble depuis quinze ans. Nicolas m’a accordé sa pleine confiance. Nous avons beaucoup préparé chacune des grandes étapes (tournage, montage, commentaires, etc.). Puis j’ai dirigé les tournages des deux équipes parties filmer durant un an aux quatre coins du monde. Le parti pris visuel est d’une grande simplicité, sans trucage de postproduction, ni mise en scène et privilégiant les plans fixes. Le film est graphique, mais pas esthétisant.

Nicolas Hulot Jean-Albert possède un sens artistique que j’admire et une grande technique. Il a su retranscrire en images mes craintes et mes aspirations. Le montage a duré plus de onze mois. La trame principale du film a été rapidement montée, mais les ajustements des séquences et le calage du commentaire sur les images ont pris du temps.

Le film était-il très écrit à l’avance ? Avez-vous été guidés par les rencontres ?

Jean-Albert Lièvre Le film est assez fidèle au synopsis initial. Il nous semblait important de commencer par renouer avec les origines cosmiques de l’homme.
Le générique exprime cette idée. Il est conçu à partir d’une image réelle de particules élémentaires fournies par le CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire). Notre caméra se promène sur l’image imaginant la trajectoire des atomes en collision dans la chambre à particules. Cette représentation graphique évoque les premiers instants de l’univers. La bande son, composée d’archives historiques de la première émission de radio en 1921 à aujourd’hui, symbolise le voyage des ondes dans le temps et l’espace.

Nicolas Hulot
Le film est très construit. La quasi-totalité des images provient de nos tournages. Le reste vient de la Nasa ou de l’Ina… Nous savions où trouver les séquences et avions même anticipé certains événements significatifs de notre propos, comme la sortie délirante de l’iPhone à Tokyo.

Les commentaires sont écrits et lus par Nicolas Hulot sur le ton du carnet intime, des confidences ?

Jean-Albert Lièvre En nous livrant ses espoirs, ses peurs, ses doutes, Nicolas apporte une douceur et crée une atmosphère intime qui apporte beaucoup au film. Le ton, très travaillé, semble naturel, comme une pensée intérieure. Pour renforcer cette impression, j’ai enregistré Nicolas à son insu lorsqu’il se re-lisait. Ce chuchotement introduit le prologue du film.

Nicolas Hulot Ce que j’ai essayé de traduire dans le commentaire, c’est à la fois la profonde inquiétude qui a grandi en moi chemin faisant, et l’espoir sincère en l’homme et en sa capacité de changer les choses.

Témoignages, morceaux musicaux assez hétéroclites, sons d’ambiance : la bande son est très travaillée et plutôt optimiste.


Jean-Albert Lièvre Je ne souhaitais pas avoir de musique originale. J’ai donc mélangé des musiques composées par des auteurs anonymes trouvés sur Internet, avec un air d’opéra de Mozart, du jazz, de l’electro-pop ou une adaptation du Poinçonneur des Lilas de Gainsbourg en japonais…Nous tenions à insérer des sonores de grands témoins historiques comme JFK, Oppenheimer, Muhammad Yunus, Théodore Monod, Al Gore…

Liens utiles

Le site officiel du film
La bande annonce du film