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Au Laos, la prise en compte des impacts environnementaux et sociétaux liés à la construction du projet hydroélectrique de Nam Theun 2 a constitué une démarche innovante pour gérer ces impacts.
Nam-Theun, laboratoire « high tech » pour le suivi de la qualité de l'eau et de l'hydrobiologie.
Dans le cadre du contrat de concession, NTPC (Nam Theun Power Company – dont EDF est actionnaire majoritaire), a des obligations de suivi de la qualité d’eau qu’elle sous-traitait à un laboratoire d’analyse en Thailande faute de laboratoire existant au Laos. En conformité avec sa politique de DD, EDF a décidé d’aller plus loin et d’étudier les émissions des gaz à effet de serre (GES) du réservoir ainsi que son hydrobiologie. EDF et NTPC, ont ainsi mis en place un laboratoire d’environnement aquatique en avril 2008, permettant de suivre l’évolution de la qualité d’eau, des émissions de GES et de l’hydrobiologie depuis la mise en eau de la retenue. Ce laboratoire, une première au Laos, sera sans conteste un laboratoire de référence, réplicable pour les autres projets hydroélectriques laotiens (très nombreux). Un bel exemple de Résponsabilité Sociale d’Entreprise (RSE).
Avec pour objectif d’apporter les solutions les mieux adaptées aux problèmes pouvant apparaître aux différents stades de l’exploitation, le laboratoire s’intéresse à trois thèmes principaux :
A terme, ce suivi aidera à gérer les ressources piscicoles présentes, et donc les ressources alimentaires des populations locales (qualité et quantité de poissons) et contribuera à la diffusion des connaissances sur ces sujets.
Le laboratoire a généré la création de nouveaux métiers pour les Laotiens : des efforts importants ont été réalisés dans la formation des stagiaires, techniciens et ingénieurs locaux de manière à pérenniser ces emplois.
Pour mener à bien ce projet, le regroupement de multiples compétences au sein de différents organismes de recherche a constitué un point majeur. Des experts des problématiques du changement climatique, comme l’UMR Université de Toulouse/CNRS et l’Institut de recherche indien TERI, ont été mobilisés sur le programme de recherche sur les gaz à effet de serre.