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En Hongrie, Demasz (société du groupe EDF) cartographie les zones de son réseau les plus dangereuses pour les oiseaux et déploiera d’ici 2020 un système permettant de sauver 97 % des oiseaux dans les zones à risque.
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En Alsace, le groupe EDF via sa filiale Électricité de Strasbourg participe à de nombreuses actions pour protéger la cigogne blanche.
Un couple de cigognes en Alsace.
Echassier habitué des toits alsaciens, la cigogne est dotée d’un fort capital de sympathie : couples formés à vie, symbole de fertilité, du cycle des saisons ou encore annonce d’une naissance quand elle vole au-dessus de votre maison. Pour autant, la plus connue des sept races encore existantes de l’espèce (sa cousine, la cigogne noire, est plus petite et plus farouche), cache bien son jeu. Carnivore, elle se nourrit de tous les petits animaux morts ou vivants qui passent à la portée de son long bec rouge comme des musaraignes, des grenouilles, des vers de terre, des poissons et même des taupes. Oiseau migrateur, elle rejoint l’Afrique en hiver et retourne en Europe au printemps lors de la période de reproduction, où, chaque année, elle réoccupe le même nid.
Si en Europe de l’Est, les effectifs de cigognes blanches sont toujours restés stables et ont même augmenté ces dix dernières années, la population d’Europe de l’Ouest a subi, elle, une baisse dramatique des années 30 aux années 80. Dans certains pays comme la France, la Suisse, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Danemark, l’espèce a bien failli s’éteindre. En 1974, la France ne comptait plus que 9 couples. Ces variations démographiques sont liées à plusieurs facteurs, parfois difficiles à quantifier. L’un d’eux s’explique par la différence de trajectoire que les deux populations de cigognes empruntent pendant leur migration. Celle venant de Pologne (45 000 couples) et d’Ukraine (26 à 32 000 couples) migre en Afrique orientale et Afrique du Sud en suivant un front pluvieux qui leur apporte des ressources alimentaires abondantes, alors que celle venue d’Espagne (16 000 couples) ou de France (600 couples) rejoignent une Afrique de l’Ouest très touchée par la sécheresse dans les années 80. A cela s’ajoutent les collisions avec les lignes électriques, les risques de blessure ou d’empoisonnement lorsque les oiseaux font halte sur des décharges pour s’alimenter (l’ingestion de plastiques est l’une des principales causes de mortalité en Europe) et les possibilités d’électrocution, d’incendie et de chute du nid lorsque celui-ci est installé sur un poteau électrique. En Afrique et notamment au Mali, ce sont les pesticides utilisés à grandes doses pour éliminer les criquets qui intoxiquent les cigognes. Aujourd’hui, grâce à la réintroduction d’oiseaux sédentarisés provenant d’enclos et aux déplacements de couples sauvages depuis l’Espagne, la population française s’est re-dynamisée et a conquis d’autres régions que l’Alsace comme la Franche-Comté, la Normandie et, récemment, la Charente-Maritime.
Afin de pallier les risques liés aux fils électriques, les services techniques d’Électricité de Strasbourg proposent aux communes et associations locales qui le souhaitent de poser au sommet des poteaux électriques des supports de nid en forme de corbeille pour les surélever par rapport aux lignes Basse Tension, les stabiliser et limiter les chutes. Les coûts sont partagés à 50/50 entre Électricité de Strasbourg et la commune ou l’association locale : le matériel technique (700 € environ) est pris en charge par le demandeur et la pose est assurée par Électricité de Strasbourg à ses frais, sur une base de deux à six supports chaque année. La société apporte également son soutien aux opérations de baguage des oiseaux en mettant à disposition de l’association SOS Cigognes une nacelle élévatrice et deux agents pour la conduite et la manutention de l’engin. A raison de deux jours par an, cette opération est entièrement prise en charge par Électricité de Strasbourg et permet de constituer une base de données sur les conditions de vie de l’espèce (nombre total d’oiseaux, durée de vie, trajet emprunté lors des migrations, taux de mortalité…). En parallèle, les agents de manutention participant à ces opérations sont sensibilisés à la vie et aux spécificités physiologiques des cigognes.