
Centre administratif et politique du Mali, Bamako, connaît un fort accroissement démographique. Les quartiers périphériques absorbent les flux migratoires, soulevant la problèmatique de l’intégration des populations de migrants. Le « quartier du crépuscule » confronte deux logiques d’aménagement : coutumières et administratives, engendrant trois formes d’organisation urbaine : les quartiers spontanés, les quartiers lotis, et les quartiers intermédiaries.
La solidarité est nécessaire à l’accueil et l’éducation des populations rurales, aussi les démarches se veulent-elles participatives. En collaboration avec une O.N.G. locale, le projet entend étudier l’évolution du quartier depuis sa création à l’échelle du bâti et à l’échelle du quartier afin de saisir l’histoire de son appropriation. Ce cas particulier permet d’appréhender la mutation urbaine en regard de l’histoire politique et de l’histoire sociologique.
La première phase de diagnostique se concentre sur l’histoire, afin d’observer les mutations du quartier, et d’appréhender les rapports avec la population. Cette étape décisive s’appuie sur une méthodologie thématique organisée autour des notions d’urbanisme, de sociologie, d’architecture, et de paysage. Le dossier insiste sur l’importance de la proximité avec la population dont les candidats ont déjà fait l’expérience en 2004.
L’analyse pourrait se matérialiser en temps réel sous forme d’images à plusieurs niveaux de lecture, de cartes, de cinématiques permettant de rendre visible les ambiances et les éléments remarquables de la ville. Le projet souhaite aboutir en collaboration avec les habitants sur une réalisation immédiate relayée par l’O.N.G. partenaire : création de place publique, cases à palabres, projets axés sur le paysage, la plantation de végétaux.
Mathilde Metais et Pierre Charpentier sont diplômés de l’école nationale supérieure d'architecture de Nantes.
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