La sécurité
Particularités du gaz
Le gaz naturel est incolore, inodore.
Pour détecter une fuite éventuelle, il est souvent ajouté au gaz naturel un parfum chimique, le mercaptan, qui lui donne une odeur d'œuf pourri.
Le gaz naturel est non toxique.
Toutefois, en milieu confiné ou en cas de mauvaise combustion due à un manque d’air et de ventilations, il présente certains risques : intoxication au monoxyde de carbone, explosion ou incendie suite à une fuite.
La sécurité domestique
Il est donc important de suivre certaines règles de sécurité pour prévenir les accidents :
- entretenir les systèmes d’aération et de ventilation (laisser circuler l’air, dégager entrées et sorties…) ;
- faire vérifier par un professionnel les conduits de cheminée tous les ans, car ils évacuent les gaz brûlés des appareils raccordés au gaz ;
- faire entretenir l’appareil à gaz par un professionnel ;
- remplacer le raccordement de cuisinière avant sa date de péremption (date indiquée sur le tuyau).
La sécurité dans un terminal méthanier et sur les navires
Les navires méthaniers sont conçus selon des normes de sécurité bien précises :
- ils disposent de coques renforcées et de réservoirs à parois doubles pour parer un éventuel échappement du GNL ;
- ils sont dotés d’appareils très sensibles de surveillance et de détection des fuites.
Toutes les opérations d'entrée et de sortie des méthaniers dans les ports, jusqu'aux terminaux méthaniers, sont étroitement surveillées.
Grâce à l’utilisation de bras articulés spécialement conçus pour le GNL, les opérations de déchargement du gaz se font avec un minimum de manipulations et en passant dans des canalisations conçues pour résister aux très faibles températures.
Ces opérations sont surveillées par des instruments, détecteurs aux points
de passage du GNL et caméras dans une salle de contrôle, doublés d'une présence humaine sur la jetée et dans le navire.
Les cuves contenant le GNL, en alliage d’acier spécial à forte résistance, sont construites à l’intérieur d’une enveloppe de béton armé précontraint d’une épaisseur moyenne d’un mètre, qui les entoure et les recouvre. Comme pour les installations nucléaires, ces réservoirs sont conçus pour résister sans dommages inacceptables à de nombreux scénarii de catastrophe naturelle.