L'électricité d'origine thermique à flamme a comme atout
majeur qu'elle est très économique :
le charbon est une source d'énergie abondante du fait de ses
réserves bien réparties dans le monde ;
l'investissement de départ nécessaire à la construction
de centrales est peu important au regard de celui des autres installations
;
les progrès technologiques déjà développés
et ceux à venir vont continuer à améliorer son rendement
et à réduire les émissions de fumées et de
gaz à effet de serre.
Au cours des prochaines années, la production devrait
donc connaître un fort développement :
dans les pays émergents : marqués
par une forte croissance économique, certains pays vont exploiter
massivement le charbon disponible.
dans les pays industrialisés : déjà
équipés, ils pourraient reprendre la construction d'un certain
nombre de centrales de plus petites tailles comme les TAC ou pour renouveler
le parc thermique à flamme existant en utilisant des technologies
plus propres.
Il existe cependant des freins importants à son exploitation :
l'impact environnemental
Si parmi les États engagés dans le protocole de Kyoto, ceux
qui sont industrialisés ont les moyens de réduire leurs
émissions à hauteur de leurs engagements, ce n'est pas le
cas de certains pays émergents de poids (Chine, Inde, Brésil),
dont les objectifs de réduction des émissions sont très
ambitieux en regard de leur développement en cours. Par ailleurs,
le refus des États-Unis de signer le Protocole de Kyoto, les installe
durablement dans leur place de 1er émetteur de gaz à effet de serre dans le monde avec 36 % des gaz émis.
l'impact sanitaire
Beaucoup de pays industrialisés développent
des technologies pour réduire les émissions de fumées polluantes,
mais d'autres pays producteurs sont nettement moins regardants sur les conséquences
sanitaires de ces fumées, en particulier le monoxyde de carbone et le dioxyde
de souffre, responsable de maladies respiratoires.